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OUI au Statut du beau-parent, NON au mandat d’autorité parentale

lundi 15 septembre 2014 , dernière modification : mercredi 9 septembre 2015, par Easy Tribu

Le gouvernement a tout fait pour ne pas élaborer un statut du beau parent lors des débats sur le projet de la loi Famille, et s’est acharné à sacrifier le sort des familles recomposées à la loi du mariage pour tous.

Aujourd’hui et c’est sans dénaturer de louables attentions d’un ministre des sports, souhaitant créer un statut du sportif de haut niveau, nous nous mettons à imaginer, que notre gouvernement pourrait faire preuve de courage pour des choses qui touchent le plus grand nombre d’entre nous, et qui intéressent surtout l’ensemble de notre société.

En effet, à la lecture des débats qui ont eu lieu en amont du projet de loi « Famille », une volonté claire, apparaissait, consistant à n’attribuer aucun statut particulier au beau parent, qui élève l’enfant de son conjoint.

Alors autant nous pouvons comprendre, que la mise en place d’un statut particulier puisse être compliqué tant dans sa forme morale que matérielle, il nous apparaît toutefois, plus facile d’imaginer définir ce qu’est juridiquement un beau parent, plutôt qu’un sportif de haut niveau.

Nous nous ferons dès lors un plaisir de suivre la mise en place des nouveaux droits de ces athlètes, qui pourront tout aussi être des privilégiés comme les footballeurs, qu’un simple champion de pétanque. Le ministre pour définir son statut devra donc à notre avis être capable d’un grand écart.

Les véritables raisons de l’instauration du Mandat d’autorité Parentale

Vous l’aurez compris, en faisant ce parallèle avec l’idée du ministre des sports, nous allons tenter de vous démontrer que l’instauration du Mandat d’Autorité parentale, plus complexe que la reconnaissance du statut légitime du beau-parent n’est en fait qu’une manœuvre politicienne, pour tenter de ménager la chèvre et le chou, pour ne pas dire le dindon de la farce, le beau-parent et le jeune marié gay ou lesbien.

Alors qu’en ce qui concerne le beau parent, le cadre légal, pourrait facilement être institué par le scellement de l’union entre les nouveaux époux ou concubins.

En effet, sans faire de polémique autour de l’union libre et du mariage, à partir du moment où vous décidez de vous unir à une personne qui a des enfants, vous acceptez par essence même de participer à l’éducation de ses enfants, dans le cadre du nouveau foyer que vous venez de constituer. L’une des obligations du mariage, n’est elle pas de porter assistance à son conjoint ?

Alors que c’est tout le contraire qui se produit aujourd’hui, avec un réel recul de la part de rédacteurs de la loi « Famille », qui n’ont en fait, fait que sacrifier ce nouveau modèle de libéralisation des liens familiaux, sur l’autel de la loi du mariage pour tous.

En effet, en interdisant désormais à tout beau-parent de s’occuper de l’enfant de son conjoint, s’il n’obtient pas un mandat impératif de la part du parent biologique, le législateur ne fait que se prémunir faussement contre une possibilité pour des couples homosexuels d’élever un enfant ensemble.
Cette démonstration n’est là encore que le témoignage d’un manque de courage politique de la part de nos représentants, qui pour ne pas dire non aux uns, privent la majorité des personnes vivant en famille recomposées de leur droit le plus naturel.

Pour un droit naturel du beau-parent, exempt de formalités

La loi Famille part du principe qu’il suffit de signer un papier à 3 : père, mère et beau-parent pour que tout se passe bien. Il est évident pour le gouvernement que toutes les séparations se passent bien, à l’instar de notre président.

Comment les relations se passent-elles aujourd’hui ??? Un beau-père qui décide de signer une autorisation de sortie de son beau-fils à la directrice de l’école, sera pris en compte par une tolérance acquise du fait qu’il est connu par les enseignants comme un parent de l’élève.
Mais que se passera-t-il une fois, le mandat d’autorité parentale voté, ce même beau-père s’il n’a pas ce fichu papier, ne pourra plus gérer la vie de son foyer comme il le souhaite, parce que l’administration ne passera désormais plus de la production de ce document en dépit de tout bon sens, et sous couvert de paperasse administrative obligatoire.

Alors si nos politiques en avaient le courage, et ne se cachaient pas derrière leur petit doigt, ils n’auraient pas mis en place un mandat d’autorité parental, allant contre la nature même des actes quotidiens d’éducations, et auraient dû reconnaitre un droit du beau parent, au travers du statut du beau parent, simplement attribué par l’acte du mariage ou de concubinage.

A partir du moment où un parent confie son enfant à un beau-parent, c’est qu’il le juge suffisamment responsable pour s’en occuper au mieux. L’autre parent n’est pas apte, la plupart du temps à en juger, justement parce qu’il ne vit pas avec le beau-parent !

Et si le problème est la reconnaissance d’un droit d’éducation d’un enfant par deux personnes de mêmes sexes, qu’ils en stipulent les modalités, ce qui pour le coup revient à faire un grand écart avec le droit au mariage pour tous.

Nous pensons dès lors que notre combat sera très difficile, avec d’un côté une classe politique qui n’avouera jamais faire de la discrimination sur les orientations sexuelles, et de l’autre un conservatisme qui plutôt que de reconnaître les évolutions du modèle familial ne prendra pas le risque de donner aux homosexuels plus de droits que ceux qu’ils ont déjà conquis.

Dès lors nous vous invitons à faire barrage à la loi APIE, cette loi Famille qui va à l’encontre des évolutions les plus naturelles de nos sociétés, en sacrifiant l’essence même de la famille moderne à une doctrine égalitariste qui crée une injustice fondamentale, en soumettant tout ceux qui ont choisi de divorcer au bon vouloir de leur ex-conjoint.
Et donc avant d’aller monter sur des grues, ou le toit de la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour faire reconnaître des situations personnelles complètement absurdes, signez la pétition sur EASYTRIBU.COM.

En effet, il vaut mieux une situation de fait basée sur le bon sens commun qu’une mauvaise loi, qui ayant elle même conscience de ses défaillances, avait au travers de ces parlementaires, tenter de faire croire, qu’elle serait au bénéfice du beau-parent.

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