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Démarrer sa relation avec les enfants de son conjoint

mardi 11 février 2014 , dernière modification : jeudi 10 mars 2016, par Easy Tribu

Devenir belle-mère ou beau-père de l’enfant de mon nouveau conjoint n’est pas toujours évident. Les questions sur l’acceptation des enfants, la nature de votre relation, le rôle d’un beau-parent, l’attitude d’un bel effet, seront certainement nombreuses.

Vous avez rencontré l’homme ou la femme de votre vie, la décision de s’installer ensemble vient enfin concrétiser cet amour. Les enfants vont pouvoir trouver un foyer uni. A ce stade, nous sommes confiants, et pressés de vivre en harmonie.
Et puis les craintes, les questions arrivent : préférence, objectivité, jalousie, les risques de créer de la tension sont nombreux.

Nous vous proposons une série de conseils, prodigués par des psychologues, des parents, qui apparaissent comme fort utile à suivre si l’on veut se donner un maximum de chance de surmonter les obstacles à venir, car ne vous leurrez pas, il y en aura.

Restez authentique

La relation ne se construira que si vous êtes vous même. Ne cherchez pas à plaire, à séduire. Les enfants, sont certes très influençables petits, mais aussi très instinctifs et sauront naturellement vous décoder.
Etre authentique, c’est permettre aux enfants de vous appréhender plus rapidement. Vous avez le droit d’être affectueux, autoritaire, cool, il n’y a pas de beaux parents parfaits, il y a juste des beaux parents qui veulent construire un foyer heureux.

Parlez, donnez votre mode d’emploi

Avant la famille recomposée, il y avait très certainement la vie avec les parents biologiques, ou avec un des 2 parents. Ce passé fait bien souvent office de référence chez l’enfant, des habitudes ont été prises, le quotidien de l’enfant est devenu sa norme.
Le changement de foyer génère forcément un changement d’habitudes auquel il va falloir s’adapter. Il est ainsi important de considérer que l’enfant va devoir évoluer, accepter ses nouveaux repères et pour cela c’est à vous de donner les clefs.

Parlez de vous, vos valeurs, ce qui est important pour vous, comment vous fonctionnez. Donnez votre mode d’emploi.

Si vous êtes à l’opposé de l’ex-conjoint, cette phase est très importante. Ainsi, quand vous êtes heureux ou en colère, dites ce que vous ressentez à l’enfant de votre conjoint. L’idée n’est pas de se faire accepter, mais de donner votre mode d’emploi afin que l’enfant vous appréhende mieux et arrive à faire la part des choses. Cette attitude aura aussi pour effet bénéfique de créer du mimétisme chez l’enfant de votre conjoint qui certainement en fera de même.

Posez des questions, intéressez vous

Comme tout être humain, l’enfant a besoin de reconnaissance. Il a besoin d’exister. En vous intéressant sincèrement à lui, en lui posant régulièrement des questions sur ce qu’il aime, ce qu’il vit, même s’il ne répond pas, il comprendra qu’il a de l’intérêt pour vous.

C’est à l’Adulte de faire des efforts pour construire la relation

Ce n’est pas parce qu’on est l’adulte dans la famille que tout est plus facile. On peut donner les règles, choisir, on représente l’autorité, mais on peut tout à fait être terrorisé à l’idée de mal faire quand il s’agit des enfants de notre conjoint.
La peur de décevoir le conjoint et le jugement, peuvent paralyser la relation.
Et pourtant, c’est bien à vous de prendre les devants pour construire votre relation avec les enfants de votre conjoint. Il s’agit de votre responsabilité. Nous entendons trop souvent dire « ses enfants ne m’acceptent pas » mais est-ce « vous acceptez ses enfants ? ».

Mes enfants, ses enfants : c’est différent.

C’est peut-être une réelle source de conflit, celle qui prend pour origine la différence de traitement entre ses propres enfants et les enfants de son conjoint.
Dites-vous que très souvent, nous avons une relation « tripale » avec nos propres enfants, parce que nous les avons conçus, parce que nous les avons vu naître, parce qu’ils ont notre sang.

Ne pas ressentir la même force des sentiments pour les enfants de notre conjoint est tout à fait normal. Nous pouvons les aimer très forts, les apprécier ou les supporter, ce n’est pas pour autant que nous serons de mauvais beaux-parents.
Il est important de rester lucide sur la nature de notre relation avec nos propres enfants et les enfants de notre conjoint, relation qui bien entendu, va évoluer au fil du temps.
Cette lucidité va permettre de remettre un peu d’objectivité dans la notion de justice entre les enfants, en relativisant nos comportements. Oui, nous pouvons être plus tolérants, plus affectueux, plus investis, moins objectifs avec nos propres enfants et ainsi créer des différences dans le foyer recomposé. Cela fait parti de la particularité de ces familles. Il vaut mieux en parler librement et essayer de se rendre compte des effets sur chacun, plutôt que d’en faire un sujet tabou, source des tensions.

Rassurez votre bel-enfant

Les enfants ont besoin de SECURITE et d’AMOUR, c’est ce qui les caractérise et c’est le moteur qui leur permet de construire leur vie. Le divorce des parents fragilisent énormément ce moteur.
Ils perçoivent que l’amour peut être multiple, et ont peur de ne plus être aimés comme avant.
Leur vie s’est effondrée, souvent, et la crainte que cela recommence peut être très présente.
Alors les enfants de divorcés, vont chercher sans cesse à retrouver cette sécurité et cet amour. Le rôle d’un beau-parent qui arrive dans la vie de ses enfants, est, tout de suite, d’arriver à mettre en confiance les enfants de son nouveau conjoint. Comment ? Voici quelques exemples :

  • Amener les changements petit à petit, en prenant le soin d’intégrer les enfants (partager les décisions, demander un avis, proposer différents scénarios à l’enfant, ...)
  • Parler d’avenir avec eux de façon ouverte, en permettant systématiquement à l’enfant de se projeter.
  • Privilégier la relation entre votre conjoint et son enfant (laisser de l’espace et du temps pour qu’ils puisse entretenir leur relation, surtout s’ils se voient moins).

Le temps, votre meilleur ami

Comme dans toute relation, les sentiments évoluent au fur et à mesure que l’on apprend de l’autre, que l’on partage son quotidien, que l’on découvre les profondeurs de sa personnalité. Il est inutile de vouloir aller trop vite et de penser que tout sera facile. N’oubliez pas que le temps nous permet de murir, et de se découvrir.

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