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La fête des mères : faut-il fêter les belles-mères aussi ?

vendredi 9 mai 2014 , dernière modification : mercredi 9 septembre 2015, par Easy Tribu

Faut-il offrir un cadeau à ma belle-mère ? Comment va réagir ma mère si j’offre aussi un cadeau à ma belle-mère ? Parce qu’une attention révèle des sentiments, la fête des mères devient un symbole important pour les familles recomposées.

A son approche, le dimanche 25 mai 2014 nous avons fait le tour des pratiques de différentes familles recomposées, en commençant par nous intéresser à son origine.

L’origine de la fête des mères

L’origine de la fête des mères remonte à la Grèce Antique et à l’empire Romain.
C’est en 1907, qu’elle est apparue dans sa forme la plus moderne, aux États-Unis. Une Américaine, ayant perdu sa mère, demande aux autorités d’instaurer un service religieux spécial, rendant honneur à toutes les mamans, le second dimanche du mois. Cette initiative rencontra un succès tel qu’en 1914 le président des États-Unis instaura le second dimanche du mois de mai comme un jour de fête officielle, en l’honneur de toutes les mamans.
Pendant la première guerre mondiale, les soldats américains échangèrent de nombreux courriers le jour de la fête des mères "Mothering Day" et firent parler ainsi de cette tradition en France.
En 1920, alors qu’il fallait repeupler la France est créée une fête des Mères de familles nombreuses. La fécondité était une vertu à l’époque qu’il fallait encourager. Le gouvernement officialisa une journée des Mères en 1926.
Puis, en 1941, le régime de Vichy inscrivit la fête des Mères au calendrier de TOUTES les mères, pas seulement celles de familles nombreuses. Mais l’image de la mère véhiculée alors par le Maréchal Pétain était loin de la femme moderne d’aujourd’hui, la cantonnant au rôle d’une mère au foyer, bonne cuisinière, peu éduquée, relativement soumise aux contingences masculines.
La loi du 24 mai 1950 dispose que « la République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d’une journée consacrée à la célébration de la « Fête des mères » », organisée par le ministre chargé de la Santé avec le concours de l’UNAF. Elle en fixe la date au dernier dimanche de mai (sauf si cette date coïncide avec celle de la Pentecôte, auquel cas elle est repoussée au premier dimanche de juin).

Faire honneur aux Mères, repeupler un Pays, appuyer le rôle d’une mère, les volontés sont variables d’une époque à une autre, d’un pays à l’autre.

Les enfants peuvent aussi donner une signification personnalisée à cette fête, mais c’est à l’école qu’ils prendront l’habitude de réaliser un cadeau.

Le rôle de l’école dans la fête des Mères

Les enfants apprennent très tôt à fêter les "Mères", puisque dés la maternelle, ils confectionnent de superbes œuvres d’art qu’ils offriront à leur maman. Ils essayent tant bien que mal de garder le secret jusqu’au dernier jour et exposent fièrement leur cadeau le jour J.

Aujourd’hui, 1,6 millions d’enfants vivent en famille recomposée, partageant leur temps entre leur papa, leur maman, leur belle-maman ou leur beau-papa.

Le cadeau préparé à l’école pour la fête de mère soulève bien des questions auxquelles les familles recomposées doivent répondre, notamment celle du cadeau à la belle-mère.

Faut-il offrir un cadeau à ma belle-maman ?

Certains enfants ne se posent aucune question sur la fête des mères, ils offrent un cadeau fait de leurs petites mains à leur maman simplement.
D’autres enfants se demandent s’ils doivent avoir une attention pour leur belle-maman.

Plusieurs raisons les amènent à se poser cette question :

  • La belle-maman est une maman aussi, et c’est sa fête !
  • La belle-maman est considérée comme une seconde maman par l’enfant, par sa présence, parce qu’elle vit avec lui, parce qu’elle l’éduque, parce que les liens sont forts.
  • La belle-maman n’a pas d’enfants et pourtant elle s’occupe de ses beaux-enfants, elle mérite donc une attention.
  • La belle-maman a vu le cadeau réservé à la maman de l’enfant lorsqu’elle est venue le chercher à l’école. L’enfant peut penser qu’elle sera triste à l’idée de ne pas en avoir et par générosité décidera d’en réaliser un pour elle.
  • Le jour J, en voyant les enfants de la belle-mère lui offrir un cadeau et l’émulation autour de cette fête, le bel-enfant pourra décider d’y participer par une attention particulière.

A l’extrême un enfant peut vouloir signifier fortement que la mère de son cœur est sa belle-mère et choisir d’offrir un cadeau uniquement à cette dernière.

Les motivations d’un enfant à offrir un cadeau ou une attention à leur belle-maman sont très variables et très instructives pour les familles recomposées.
En tant que parents ou beaux-parents, concentrons nous plutôt sur ce qu’elles nous apprennent des enfants.

Laissez l’enfant choisir

Les actes deviennent des symboles et permettent parfois d’identifier l’intensité des relations, que ce soit vis-à-vis du parent séparé ou du beau-parent.
Laisser faire votre enfant, c’est le conseil que nous vous donnons.

Il ne doit pas réagir sous la contrainte, sous une obligation dictée par un parent, un beau-parent. C’est justement pour lui le moment de faire plaisir.

Il n’y a pas de règles, il y a juste une envie, qui répond à un besoin, celui de l’enfant.

Certains enfants ne savent pas comment faire, l’école a prévu un cadeau pour la maman, ils ont envie d’en faire un pour la belle-maman aussi.

Accompagnez les, soyez ouverts, rappelez qu’ils font ce qu’ils ont envie de faire et donnez leurs des idées s’ils bloquent.

Si votre enfant sèche sur une idée de cadeau, en voici quelques unes :

  • un poème rédigé par l’enfant,
  • un dessin,
  • une chanson,
  • dire bonne fête belle-maman tout simplement,
  • et évidemment le collier de nouille, ou un coussin de belle-mère pour celles qui ont de l’humour !!!!!

Gérer la réaction de la maman et de la belle-maman

Paradoxalement, la situation la plus délicate que l’on peut être amené à gérer est la réaction d’une mère ou d’une belle-mère.
Si un enfant offre un cadeau à sa belle-mère, un maman pourra craindre pour sa place de mère.
Si un enfant n’offre rien à sa belle-maman, celle-ci peut en conclure que l’enfant n’a aucune reconnaissance pour tout ce qu’elle fait.

N’allez surtout pas trop vite sur les conclusions, est-il utile de rappeler que l’amour se partage et qu’il est infini, qu’un enfant peut aimer son parent et aimer son beau-parent, qu’un enfant peut aimer sans faire de cadeau.
Tant mieux si l’enfant est heureux, c’est ce qui compte et quelque part, tant mieux s’il décide d’avoir une attention pour sa belle-mère, c’est que ça se passe plutôt bien !

Faut-il officialiser une fête des belles-mères ?

Au regard du nombre croissant des familles recomposées, et des fêtes qui se multiplient, nous pourrions tout imaginer. Si on rajoute le courage des belles-mères qui doivent gérer leurs propres enfants, ceux de son conjoint, nous pourrions plébisciter cette fête.
Mais nous ne le ferons pas, considérant qu’elles profitent déjà tellement de la richesse de leurs beaux-enfants !
Et surtout, avant d’y penser, nous préférions que la société évolue en prenant davantage en considération les familles recomposées pour leur faciliter la vie. Faire évoluer le droit des beaux-parents, prendre en considération les contraintes des familles recomposées sont bien plus prioritaires au regard du nombre de familles concernées.

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