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Garde alternée : bien vivre en famille 1 semaine sur 2

jeudi 2 mai 2013 , dernière modification : mardi 8 septembre 2015, par Easy Tribu

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Une des caractéristiques de la famille recomposée est la garde partagée des enfants. C’est ainsi que l’on s’habitue, par la force des choses, à voir nos enfants 1 semaine sur 2. Ce rythme nécessite une certaine adaptation, car si de loin elle apparaît comme équitable pour les parents, de près elle peut se révéler perturbante par le changement de rythme qu’elle impose aux enfants et aux parents.

Très à la mode il y a une dizaine d’année, la garde alternée était régulièrement favorisée par les juges aux affaires familiales. Ce mode de garde doit être de plus en plus motivé aujourd’hui, suite aux réflexions de psychologues qui ont mis en avant les risques liés à la résidence alternée pour le développement de nos enfants.

Dans cet article, Easytribu ne souhaite pas se positionner sur le choix de ce mode de garde, mais préféra apporter son expérience pour bien vivre la résidence alternée, aussi bien du coté des enfants que du coté des parents.

La séparation : exprimez vos sentiments !

Qui n’a pas son petit pincement au cœur le jour où notre petit bout nous quitte pour 1 semaine. Il a eu beau la veille mettre à rude épreuve nos nerfs, être insupportable, tout d’un coup le manque se crée avant même d’avoir commencé, même si nous savons bien que cela ne durera qu’une semaine. Certains s’accordent à dire qu’il est important de rester neutre, de ne pas montrer que nous pouvons être triste de ne pas voir nos enfants pendant 1 semaine. Easytribu, au contraire, engage les parents à exprimer leurs émotions à leurs enfants. Quel mal il y a-t-il à dire « tu vas me manquer » , si ce n’est exprimer par cette formule tout notre amour envers notre progéniture. Il est bien normal de ressentir le manque, il est donc normal que notre enfant le sache. Certes, il y a une limite à ne pas dépasser, celle d’inquiéter nos enfants par le coté excessif de nos émotions, mais plus on dit ce que l’on ressent, plus l’enfant sera rassuré.

Les retrouvailles : le sas de décompression s’impose

Il m’a tellement manqué et pourtant quand je le retrouve, la tension peut ressurgir tellement rapidement : une parole déplacée, une attitude répréhensible, et votre enfant peut rapidement se transformer en petit démon, gâchant les retrouvailles.
Rien de plus normal, les habitudes ont changé pendant 1 semaine, la calme s’était peut être installé dans votre maison, l’enfant reprenait d’autres habitudes chez l’autre parent. Les retrouvailles exigent souvent un petit sas de décompression permettant à chacun de reprendre ses marques dans son foyer à son rythme. Quelques idées pour favoriser cette étape :

  • Demander à votre enfant ce qu’il souhaite vous raconter de la semaine qu’il a passé sans vous. Évitez absolument les questions inquisitrices qui visent davantage à connaître les détails de la vie de votre ex, que l’intérêt que vous portez à votre enfant. Accepter les silences, c’est amusant de constater que les enfants sont souvent peu bavards dans l’instant. Le principal est simplement d’ouvrir la porte à la parole de l’enfant, libre à lui de la prendre ou non.
  • A votre tour maintenant d’exprimer ce que vous avez envie de dire, cela permet de remettre rapidement votre enfant dans l’actualité de votre foyer
  • Enfin, n’hésitez pas à rappeler les règles de vie de famille qui vous paraissent nécessaires. Nos enfants ont une grande tendance à revenir avec « d’autres habitudes » qui ne vous correspondent pas. C’est normal, ils passent le temps à zapper d’un foyer à l’autre. Un petit rappel en douceur sera souvent suffisant.

Alors surtout de ne vous inquiétez pas si vos enfants mettent un peu de temps à raccrocher aux habitudes de votre foyer, le sas de décompression est une réalité à ne pas oublier.

Au quotidien : ne pensez pas que vous devez compenser le temps perdu

Un des grands risques de la résidence alternée est le fait de penser devoir compenser le temps que nous ne passons pas avec nos enfants : ainsi tel parent ne voudra pas se gronder son enfant pour en profiter un maximum, tel autre parent aura tendance à le gâter davantage pour lui faire plaisir … tendance qui s’accentue lorsque le parent passe beaucoup de temps au travail, il a donc 2 fois l’impression de devoir compenser : son travail et la garde alternée.
Est-il nécessaire de rappeler que l’éducation fait partie de nos priorités et que si vous ne voulez pas avoir un enfant « roi », il faut absolument de ne pas rentrer dans le jeu du laxisme, sous prétexte de moins voir ses enfants.
Pire, l’idée de penser que de toute façon l’autre parent s’occupera de l’éducation !!!
A chacun sa responsabilité et ce n’est pas le mode de garde qui définira la façon d’éduquer son enfant, c’est l’éducation que vous leur transmettrez le temps qu’ils passeront avec vous.

Conserver l’autonomie de votre foyer

Il doit y avoir le moins d’interférences possibles dans le nouveau foyer afin d’en garder l’équilibre. Un "ex" trop présent, des grands parents trop intrusifs, pourront perturber les enfants et le nouveau conjoint. C’est à vous, parents et enfants de créer votre cocon, de vivre ce que vous avez envie de vivre. L’autonomie de votre nouveau foyer en fera sa force.

Lire aussi : Pour ou contre la Garde Alternée

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